{"id":305,"date":"2020-06-01T12:53:36","date_gmt":"2020-06-01T10:53:36","guid":{"rendered":"http:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/?page_id=305"},"modified":"2024-12-18T12:49:06","modified_gmt":"2024-12-18T11:49:06","slug":"biographie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/biographie\/","title":{"rendered":"L&#8217;artiste"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row css=&#8221;.vc_custom_1591176019851{margin-top: 150px !important;}&#8221;][vc_column][vc_empty_space height=&#8221;50&#8243;][vc_single_image image=&#8221;903&#8243; img_size=&#8221;650&#215;180&#8243; alignment=&#8221;center&#8221;][vc_empty_space height=&#8221;100&#8243;][\/vc_column][\/vc_row][vc_row gap=&#8221;35&#8243; css=&#8221;.vc_custom_1621326261673{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;}&#8221;][vc_column width=&#8221;2\/3&#8243;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Inconnue, oubli\u00e9e. Enfouie dans un silence de d\u00e9cennies sans \u00eatre jamais expos\u00e9e, l\u2019oeuvre d\u2019\u00c9mile-Th\u00e9odore Frandsen (1902-1969) se pr\u00e9sente avec le visage d\u2019\u00e9tranget\u00e9 d\u2019un th\u00e9\u00e2tre abandonn\u00e9 apr\u00e8s le dernier spectacle. Et cet univers o\u00f9, d\u2019un oeil \u00e9tonn\u00e9, on p\u00e9n\u00e8tre, r\u00e9v\u00e8le une confession murmur\u00e9e, une intimit\u00e9 mise en sc\u00e8ne. Ici, un rideau s\u2019ouvre et s\u2019\u00e9carte ; ailleurs, un autre se referme. Parmi le drame et le tumulte, parmi la ga\u00eet\u00e9 et l\u2019ivresse, d\u00e9filent masques et personnages costum\u00e9s \u2013 Arlequin ou Pierrot \u2013 d\u2019une com\u00e9die, d\u2019un drame et d\u2019une trag\u00e9die tour \u00e0 tour. La notion de th\u00e9\u00e2tre para\u00eet qualifier justement le travail de l\u2019artiste dans lequel, demeur\u00e9 seul et \u00e0 l\u2019\u00e9cart du monde de l\u2019art, il avan\u00e7a presque \u00e0 secret, trempant ses pinceaux dans la mati\u00e8re de l\u2019en-dedans, explorant \u00e0 longueur de vie son th\u00e9\u00e2tre : le th\u00e9\u00e2tre de l\u2019intime. La m\u00e9taphore de la vie comme th\u00e9\u00e2tre n\u2019est pas neuve. Les vers de William Shakespeare, dans As You Like It, \u00e0 quelques si\u00e8cles de distance, r\u00e9sonnent : All the world\u2019s a stage, \/ And all the men and women merely players; \/ [&#8230;] \/ And one man in his time plays many parts.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019il n\u2019en a peut-\u00eatre pas connu l\u2019\u00e9panouissement dans le Paris d\u2019apr\u00e8s-guerre, son th\u00e9\u00e2tre de l\u2019intime est contemporain de celui de l\u2019absurde, qui na\u00eet de la m\u00eame source gla\u00e7ante : l\u2019exp\u00e9rience de la barbarie. Lui qui, durant la guerre, avait rejoint les Forces fran\u00e7aises de l\u2019int\u00e9rieur, n\u2019a-t-il pas affirm\u00e9 : \u00ab Au moment des bombardements de la d\u00e9b\u00e2cle de 1940, nous avions entass\u00e9 des cadavres sans pouvoir rien faire. En face de ce charnier de civils presque aussi haut que moi, j\u2019ai compris que nos valeurs avaient fait faillite&#8230; Il ne restait que l\u2019Art. \u00bb Loin de penser qu\u2019apr\u00e8s Auschwitz il ne serait plus possible d\u2019\u00e9crire un po\u00e8me \u2013 ni de cr\u00e9er \u2013, Frandsen emmajuscule le mot \u00ab Art \u00bb et le couronne ainsi d\u2019un nimbe de sacralit\u00e9, la qu\u00eate de beaut\u00e9 \u00e9tant devenue \u00e0 ses yeux le dernier refuge de la dignit\u00e9 pi\u00e9tin\u00e9e de l\u2019Homme : l\u2019Art pour moi, c\u2019\u00e9tait un Culte ! \/ je le priais partout \/ les jours \u00e9taient trop courts \u2013 \/ j\u2019ai bien pay\u00e9 la facture \/ de ma folie.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column width=&#8221;1\/3&#8243; offset=&#8221;vc_hidden-xs&#8221;][vc_single_image image=&#8221;2418&#8243; img_size=&#8221;1250&#215;2500&#8243; onclick=&#8221;link_image&#8221;][vc_single_image image=&#8221;640&#8243; img_size=&#8221;1050&#215;2200&#8243; alignment=&#8221;center&#8221; onclick=&#8221;link_image&#8221;][\/vc_column][\/vc_row][vc_row gap=&#8221;35&#8243; css=&#8221;.vc_custom_1621326311174{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;}&#8221;][vc_column][vc_empty_space][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Exhauss\u00e9 \u00e0 pareille altitude, l\u2019Art s\u2019entoure d\u2019une aura de mythe, sa pratique d\u2019une valeur divinatoire : \u00ab L\u2019artiste n\u2019est-il pas le parlementaire envoy\u00e9 par les Esprits en vue de peindre les fresques de son temps ? \u00bb, interroge-t-il, lors d\u2019un entretien radiophonique sur Radio Nice, en 1967. Il estimait que l\u2019art \u00e9tait incompatible avec l\u2019id\u00e9e de march\u00e9, de commercialisation et avait une id\u00e9e aristocratique de l\u2019art, un peu surann\u00e9e. En t\u00e9moignent ces vers <em>\u2013 Mon travail !<\/em> <em>(trop souvent sous l\u2019\u00e9toile) \/ S\u2019il n\u2019int\u00e9resse personne \/ Que les Marchands du Temple Ou ne sait que glaner \/ Les compliments d\u2019adorables bouches \/ Excitantes \/ Je te ferai secret.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et lorsque, apr\u00e8s la guerre, l\u2019\u00e9minente galerie parisienne Drouant-David lui propose un contrat, mais il d\u00e9cline l\u2019offre et commet l\u2019erreur de sa vie \u2013 car, h\u00e9las, la Chance frappe rarement deux fois \u00e0 la m\u00eame porte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peut-\u00eatre par temp\u00e9rament ou par intuition, consid\u00e9rait-il avec perplexit\u00e9 les croyances collectives de son temps qui d\u00e9voraient le monde, avec distance les id\u00e9ologies de masse qui avaient pr\u00e9cipit\u00e9 le naufrage d\u2019une Europe qui s\u2019\u00e9tait crue le comble de la Civilisation. Sa qu\u00eate de beaut\u00e9 et de sens adopte en tout cas une tournure int\u00e9rieure, introspective, psychique, comme en retrait du monde ext\u00e9rieur : les femmes qu\u2019il peint, dont les visages aux airs de masques rappellent beaucoup les peintures d\u2019Amedeo Modigliani, ont quelque chose de froid, d\u2019\u00e9vanescent, d\u2019onirique ; son art ne t\u00e9moigne pas d\u2019un temps historique et de ses troubles, mais a tout d\u2019une \u00e9lucidation de soi. C\u2019est cela qu\u2019\u00c9mile-Th\u00e9odore Frandsen nomme \u00ab tensisme \u00bb, qu\u2019il th\u00e9orise peu apr\u00e8s la guerre : \u00ab Syst\u00e8me de proposition pour par-venir \u00e0 la connaissance pr\u00e9cise d\u2019un monde qui nous \u00e9chappe et constitue une psychologie introspective d\u2019un MOI exceptionnel et non prenable, celui de l\u2019artiste. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lors de l\u2019entretien de 1967, il pr\u00e9cise le concept : le tensisme est une \u00ab n\u00e9vrose dirig\u00e9e et cr\u00e9atrice \u00bb, une \u00ab n\u00e9vrose artificielle qu\u2019il [l\u2019artiste] contr\u00f4le \u00bb. Dans un texte, o\u00f9 il postule que \u00ab l\u2019Art n\u2019est autre chose que la mise en pratique des proc\u00e9d\u00e9s d\u2019excitation \u00bb, il avance en effet que \u00ab le tensiste est susceptible d\u2019\u00e9lans productifs, tandis que le n\u00e9vros\u00e9 se meut dans le d\u00e9sordre psycho-organique : le r\u00eave et le cauchemar sont le jardin de sa promenade ; il per\u00e7oit sans objet ; il est en rupture de direction. [\u00c0 l\u2019inverse,] le Tensisme n\u2019est pas une n\u00e9vrose \u2013 son \u00e9motion est dirig\u00e9e vers la construction artistique. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qu\u2019il revendique ainsi, c\u2019est le caract\u00e8re irr\u00e9ductiblement personnel, priv\u00e9, de son labeur artistique, chaque \u0153uvre \u00e9tant m\u00e9dium et t\u00e9moignage de son effort \u00e0 saisir et comprendre le Monde dans tout son indicible \u2013 et, plus singuli\u00e8rement, le monde nocturne des passions, secou\u00e9 de fant\u00f4mes et de fantasmes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses peintures en effet ont quelque chose de visions inqui\u00e8tes. Frandsen peint comme on r\u00eave : apparitions, gestes tendus, \u00e9treintes et d\u00e9chirements&#8230; Peintre de l\u2019imaginaire, il \u00ab a toujours peu dormi \u00bb, se souvient sa fille a\u00een\u00e9e, Monique. Lui-m\u00eame, lucide et jouant peut-\u00eatre d\u2019autod\u00e9rision, se qualifia de \u00ab peintre de la nuit&#8230; et du dimanche !<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row][vc_row gap=&#8221;35&#8243; css=&#8221;.vc_custom_1621326338185{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;}&#8221;][vc_column width=&#8221;1\/3&#8243; offset=&#8221;vc_hidden-sm vc_hidden-xs&#8221;][vc_single_image image=&#8221;921&#8243; img_size=&#8221;1000&#215;2560&#8243; alignment=&#8221;right&#8221; onclick=&#8221;link_image&#8221;][vc_single_image image=&#8221;2447&#8243; img_size=&#8221;1000*2000&#8243; onclick=&#8221;link_image&#8221;][\/vc_column][vc_column width=&#8221;2\/3&#8243;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peintre de l\u2019imaginaire, certes, mais o\u00f9 percent les \u00e9v\u00e9nements et interrogations de sa propre vie \u2013 et jusqu\u2019au plus tragique, comme \u00ab La mort du petit masque \u00bb, peinte \u00e0 la mort de son fils Gonzague, en 1946, pour lequel il \u00e9crit aussi un po\u00e8me en fa\u00e7on de pri\u00e8re fun\u00e9raire : <em>Tu n\u2019ach\u00e8veras pas ton rire<\/em> <em>Tu n\u2019auras pas dit \u2013 demain \u2013 \/ Tu n\u2019auras pas tiss\u00e9 la toile \/ de tes projets, \/ en cet avenir certain \/ \u2013 \u00e0 peine prenais-tu position \u2013 \/ que r\u00e9sonne le pas du moissonneur \/ pour tomber ta moisson \u2013 avec les autres \/ \u2013 \u00e9pis \u2013 peut-\u00eatre vides \/ ou pas encore m\u00fbrs \u2013 \/ pour donner du travail aux meules \/ inexplicables, \/ graiss\u00e9es par les sueurs derni\u00e8res \/ de la mati\u00e8re broy\u00e9e.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la muette dramaturgie, ses personnages apparaissent comme les pantins de quelque chose de plus grand qu\u2019eux, corps qui ne s\u2019appartiennent plus \u00e0 eux-m\u00eames, articul\u00e9s par des d\u00e9sirs et des passions qui les d\u00e9passent. C\u2019est le th\u00e9\u00e2tre du Destin, cette fatalit\u00e9 qu\u2019Arthur Schopenhauer a nomm\u00e9 Volont\u00e9, qui habite les corps et les tourmente au fer rouge du d\u00e9sir. Mais ce sont aussi les doutes et les remords, les app\u00e9tences et les culpabilit\u00e9s. Ce n\u2019est pas un hasard si l\u2019une de ses toiles \u00ab tensistes \u00bb s\u2019intitule d\u2019ailleurs \u00abL\u2019homme lutte contre son destin\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Centrale dans son \u0153uvre, la p\u00e9riode \u00ab tensiste \u00bb est celle qui le plus concentre cette force de drame et de tourment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car l\u2019\u00e9rotisme ni les relations humaines n\u2019y ont rien de serein, de solaire, d\u2019apais\u00e9, d\u2019insouciant. Il n\u2019y a pas l\u00e0 de sensualit\u00e9 fol\u00e2tre, la douceur de corps qui s\u2019aiment et s\u2019enlacent \u2013 mais plut\u00f4t des figures comme d\u00e9sincarn\u00e9es. Les lignes sont \u00e9tir\u00e9es et courbes (il s\u2019opposait au cub-isme), les visages-masques jamais \u00e9gay\u00e9s, mais comme travaill\u00e9s par une m\u00e9lancolie t\u00eatue.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row gap=&#8221;35&#8243; css=&#8221;.vc_custom_1621326364027{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;}&#8221;][vc_column][vc_empty_space height=&#8221;10&#8243;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pourtant, l\u2019homme \u00e9tait avide de lumi\u00e8re. Apr\u00e8s la guerre, il quitta donc le Nord avec les siens, pour s\u2019installer en Provence. C\u2019est donc par-devers soi qu\u2019il gardait, fertile \u00e0 son art, la conscience tragique de la finitude, le jeu obscur de la mort qui r\u00f4de. Son \u0153uvre tout entier est parcouru de ces femmes laiteuses, d\u2019une p\u00e2leur de revenante et qui rappellent celles des contes populaires o\u00f9 des femmes fantomatiques incarnent la Mort et, partant, du Destin. &#8220;J\u2019ai souvent fait appel \u00e0 la Femme qui est pour moi l\u2019all\u00e9gorie de la pens\u00e9e&#8221;, a-t-il ainsi expliqu\u00e9 dans un entretien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019une forte charge \u00e9motionnelle, son art et le concept m\u00eame de \u00ab tensisme \u00bb \u00e9voquent un esprit nordique, expressionniste. C\u2019est ce que reconna\u00eetra l\u2019historien de l\u2019art et professeur au Coll\u00e8ge de France Ren\u00e9 Huyghe, devenu son ami, qui se fend de quelques mots encour-ageants dans le livre d\u2019or de son exposition \u00e0 la chapelle des P\u00e9nitents noirs de Valbonne (1950-1954) : \u00ab Avec le plaisir, pour un homme du Nord de passage sur la C\u00f4te, de retrouver l\u2019union de l\u2019\u00e2me septentrionale et de ses inqui\u00e9tudes avec la tentation des couleurs et de leur joie. \u00bb<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_row_inner css=&#8221;.vc_custom_1626684085592{margin-left: -15px !important;}&#8221;][vc_column_inner width=&#8221;2\/3&#8243;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est assez significatif que Frandsen revendiquait ses origines danoises et, avec elles, un ata-visme de la sensibilit\u00e9. C\u2019est un fait que son style le rapproche davantage de l\u2019expressionnisme et d\u2019un ton nordiques bien plus que fran\u00e7ais. Ses figures, \u00e9tir\u00e9es et h\u00e2ves, ses courbes m\u00eames font m\u00eame penser aux lignes du pionnier norv\u00e9gien de l\u2019expressionnisme, Edvard Munch. \u0152uvre cl\u00e9 de la carri\u00e8re de Frandsen, \u00ab Le Calice \u00bb en t\u00e9moigne, avec toute sa force expressive d\u2019\u00e9trange, sa port\u00e9e symbolique, sa charge sacrificielle et sacrale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette combinaison d\u2019influences ou de parent\u00e9s (l\u2019expressionnisme, le symbolisme, mais aussi l\u2019\u00c9cole de Paris dans laquelle il baigne, dans les ann\u00e9es 1930, lorsqu\u2019il apprend \u00e0 peindre aux Beaux-arts) caract\u00e9rise son travail, qu\u2019il d\u00e9veloppa \u00e0 distance des formalismes des avant-gardes de son temps, comme dans un hors-le-temps : \u00ab Il me r\u00e9pugnait de me ranger dans les \u00e9coles cubistes et ultra-modernes et j\u2019ai opt\u00e9 pour un style que l\u2019on pourrait qualifier de n\u00e9o-primitif tout en puisant aux sources \u00e9ternelles du classicisme. \u00bb Du classicisme, il ne subsiste, \u00e0 dire vrai, que quelques rares citations (Io et Jupiter, diseuse de bonne aventure&#8230;) et un penchant certain \u00e0 l\u2019all\u00e9gorie, \u00e0 la personnification de concepts abstraits (la Fortune, le destin, la souffrance, \u00e0 l\u2019image des arbres de la toile \u00ab Les supplici\u00e9s \u00bb). \u00ab All\u00e9gorie de la pens\u00e9e \u00bb, les femmes sont omnipr\u00e9sentes dans son travail \u2013 compagnes sensuelles ou spectres blafards, beaut\u00e9s fac\u00e9tieuses ou masques d\u00e9routants.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column_inner][vc_column_inner width=&#8221;1\/3&#8243; offset=&#8221;vc_hidden-sm vc_hidden-xs&#8221;][vc_empty_space height=&#8221;37&#8243;][vc_single_image image=&#8221;2427&#8243; img_size=&#8221;1000*2560&#8243; onclick=&#8221;link_image&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner css=&#8221;.vc_custom_1626685392959{margin-top: -80px !important;margin-left: -17px !important;}&#8221;][vc_column_inner][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Paradoxalement, la tension dramatique de ses toiles \u00ab tensistes \u00bb se trouve comme att\u00e9nu\u00e9e par une mani\u00e8re sans outrance et surtout, par des coloris acidul\u00e9s et suaves qui rappellent davantage la tendresse d\u2019une Marie Laurencin que les fureurs mati\u00e9ristes et d\u00e9formantes des expressionnistes. Et le contraste entre ces tons et les drames qui se jouent de toile en toile \u2013 vertiges de l\u2019amour, tourments de la jalousie, coupables marivaudages \u2013 accentue l\u2019atmosph\u00e8re d\u2019\u00e9tranget\u00e9 de son monde esth\u00e9tique. Une \u0153uvre abondante \u2013 quelque cinq-cents peintures et une centaine de sculptures qui furent \u00e9parpill\u00e9es \u00e0 sa mort. Les \u0153uvres visibles r\u00e9v\u00e8lent en tout cas une sensibilit\u00e9 camp\u00e9e, singuli\u00e8re, celle d\u2019un homme qui aima passionn\u00e9ment l\u2019art, en marge, sans briguer ni reconnaissance des pairs ni l\u2019int\u00e9r\u00eat des col-lectionneurs ou des marchands. Comme, peut-\u00eatre, pour prot\u00e9ger \u00e0 la fa\u00e7on d\u2019un tr\u00e9sor, ce th\u00e9\u00e2tre de l\u2019intime que nous d\u00e9couvrons maintenant.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_column_text]<\/p>\n<h5 style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #000000;\">&#8221; FRANDSEN &#8221; \u00c9dition Lelivredart \/ texte \u00e9crit par : Mika\u00ebl Faujour\u00a0 \u00a0<\/span><\/h5>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row css=&#8221;.vc_custom_1591176019851{margin-top: 150px !important;}&#8221;][vc_column][vc_empty_space height=&#8221;50&#8243;][vc_single_image image=&#8221;903&#8243; img_size=&#8221;650&#215;180&#8243; alignment=&#8221;center&#8221;][vc_empty_space height=&#8221;100&#8243;][\/vc_column][\/vc_row][vc_row gap=&#8221;35&#8243; css=&#8221;.vc_custom_1621326261673{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;}&#8221;][vc_column width=&#8221;2\/3&#8243;][vc_column_text] Inconnue, oubli\u00e9e. Enfouie dans un silence de d\u00e9cennies sans \u00eatre jamais expos\u00e9e, l\u2019oeuvre d\u2019\u00c9mile-Th\u00e9odore Frandsen (1902-1969) se pr\u00e9sente avec le visage d\u2019\u00e9tranget\u00e9 d\u2019un th\u00e9\u00e2tre abandonn\u00e9 apr\u00e8s le dernier spectacle. Et cet univers o\u00f9, d\u2019un oeil \u00e9tonn\u00e9, on p\u00e9n\u00e8tre, r\u00e9v\u00e8le &hellip;<\/p>\n<p class=\"read-more\"> <a class=\"\" href=\"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/biographie\/\"> <span class=\"screen-reader-text\">L&#8217;artiste<\/span> Lire la suite\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/305"}],"collection":[{"href":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=305"}],"version-history":[{"count":134,"href":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/305\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2873,"href":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/305\/revisions\/2873"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/peintre-emile-frandsen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=305"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}